Des nuisances, qu'elles soient olfactives ou sonores, provoquées par le fonctionnement d'extracteurs de ventilation, d'extracteur de fumée, d'extracteurs d'air, de climatisation ou de pompes à chaleur constituent, pour celui qui les subit, un trouble de voisinage mettant en jeu la responsabilité du propriétaire de l'appareil ou de son exploitant dès lors que les troubles constituent des troubles anormaux de voisinage.
Ont été retenus par la jurisprudence comme caractérisant des troubles anormaux de voisinage :
"Attendu qu'ayant constaté que les odeurs de cuisine étaient perceptibles à l'étage, que les filtres de la porte étaient insuffisants et mal entretenus, que la ventilation été faite en sens inverse, que l'exploitation nocturne du restaurant conduisait à des nuisances sonores importantes et que, le jour, le bruit de l'extracteur et du compresseur dépassait les valeurs admises, la cour d'appel, qui en a déduit que les troubles anormaux de voisinage étaient imputables non à la division de l'immeuble en lots avec création d'un restaurant mais à l'exploitation de celui-ci par la société capitale des Fleurs a pu retenir que cette dernière devait garantir les propriétaires des condamnations.
Maître Dominique PONTE
Avocat Paris